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Vous n'avez pas vu le manche-disque de Corinne ?! Je voudrais mettre le dernier 45 tours des ABBA.
Sinon, Tamou sera en retard, elle a loupé son Corail.
Trop cool Rolande, ton jus de bégonias... Il me fait halluciner un escargot sur la tapisserie du salon !
Au fait, qui a regardé l'intervention de Giscard, hier, sur antenne 2 ?
Attends... je te ramène... j'ai laissé ma R5, rue Mahatma Gandhi.
Si si, je vais bien... C'était juste revival, hier soir, chez Béa !
Mes chers petits amis du blog,
Vous êtes des milliers, chaque jour, à m'adresser des courriers électroniques, à me faire porter des estafettes et à m'envoyer des signaux de fumée, m'interrogeant sur les raisons du pourquoi de ce silence...
La raison en est plutôt simple : transformé en ouvrier chinois du droit, je ne quitte plus mon petit établi de l'avenue Montaigne... Et le fait est qu'il n'y a pas grand chose de glamshine à raconter de mon camp de travail...
A la différence de mon week-end... Mais rien de celui-ci n'étant racontable, je me contenterai de raconter que j'ai brunché avec Florence, ce dimanche.
Et quel contentement...
J'ai été trop heureux de la voir... et avec elle, aussi, "l'homme de sa vie" !
Mes petits amis du triangle d'or... et d'ailleurs !
Si durant votre pause déjeuner, vous n'avez rien d'autre à faire que de dépenser onze euros (et trente-quatre centimes) pour une malheureuse salade chez Jour , allez donc flâner à l'espace Vuitton... c'est nettement plus accessible !
Jusqu'en décembre s'y déroule une expo libre d'entrée (il faut le dire !) qui peut se révéler être très amusante, car tellement décalée avec les préoccupations les plus immédiates de nos quotidiens les plus immédiats. Ainsi, pour célébrer son sac icône, Vuitton a donné carte blanche à neuf artistes afin qu'ils réinventent, au gré de leur génie artistique, ce modèle mythique de la Maison –enfin, c'est ce qu'ils disent sur la brochure... Du Steamer bag devenu nacelle pour Andrée Putman à la version desaxée du Bucket par Zaha Hadid : c'est rigoureusement inutile... mais tellement so glamshine !
Espace Vuitton : 60, rue de Bassano - Paris 8e
Bah oui, ça craint... Quoi non, m'enfin... Tu crois... C'est vrai.
Mais qu'est-ce-que je fous là...?! Et puis d'ailleurs, je me demande bien pourquoi j'ai été invité à désigner le meilleur livre de psychanalyse dans cette librairie du quinzième...!
Bon, enfin... passons.
Qu'est-ce qu'il raconte lui ? c'est quoi déjà son bouquin... Ha oui : "Comment penser la folie ?"...
Ca craint !
J'étais à mille lieux d'imaginer qu'il fallait dépasser radicalement le partage du normal et du pathologique, du signifiant et de l'insignifiant, du compréhensible et de l'incommunicable, pour ne pas écrire sur le dos de la psychose mais pour être justement dans la folie... enfin, j'espère tout-de-même qu'avec tout ça, y aura autre chose que des chips à manger au cocktail...
Mais pourquoi, au juste, il nous dit que le ferment du travail psychanalytique est d'articuler le recto-verso pensée-folie, de déployer la texture où s'intriquent la rectitude rationnelle et les versalités irrationnelles... Putain... je comprends rien... pas plus pourquoi, d'ailleurs, le clan des veuves, au troisième rang, s'éclate comme ça ... quoiqu'elles ont l'air complètement cinglé !
Puis je m'en fous de penser les écarts de la perception, les absurdités de l’intelligence et les extravagances de la volonté... Et si j'allais me grailler un club-sandwich à l'Esplanade ?!
Avant qu'octobre nous prenne, nous décidons, avec Anatole, de profiter de l'une des dernières soirées de cette "saison qui n'existe que dans le nord de l'Amérique". Aussi choisissons-nous de déhambuler "au gré du vent" dans les rues de Saint-Germain-des-Près...
C'est alors que nous entendons un piano jouer ce ragtime.
Ni une ni deux, nous nous mettons alors en quête de ce petit endroit duquel pouvait bien provenir cet air endiablé... Et c'est alors qu'au détour de la rue de l'Ancienne comédie nous tombons nez-à-nez avec ce pianiste qui a fait de l'asphalte du quartier latin son piano-bar...
Ce matin, rien que du factuel... ou presque.
Ce matin, pas de chaîne info, pas de voyages de sarko ni d'iranienne dans l'espace.
Ce matin, aucun lapin n'a tué de chasseur. Aucune gueule de bois n'est à panser. Ce matin, pas d'appels d'Olivier disant m'attendre depuis vingt minutes pour le petit-déjeuner.
Ce matin, je trouvais que mon café était plutôt bon, que ma voiture était vraiment trop jolie pour je la vende. Ce matin, j'ai été écrasé par le poids des mots d'un hebdo. Sur une improbable radio, j'ai écouté Michèle Torr ; "Michèle... je t'aime !"
Ce matin, je pense à ce moment volé de la veille...
Ce matin, j'ai remis mes weston toutes usées, et je les savoure. Ce matin, j'ai invité une vieille copine pour le déjeuner.
Ce matin, j'ai envie de week-ends ratés et inoubliables à la fois, de restos infâmes qui deviennent exceptionnellement bons, de plaisanteries lourdes mais qui me font rire trois jours.
Ce matin, je suis arrivé le pas léger à mon bureau. Ce matin, je vais appeler mon coiffeur pour que de rien il fasse un tout... et j'aime lorsque mon coiffeur fait tout avec un rien.
Finalement, j'ai comme le sentiment que tout devient possible... ce matin.