Mercredi 20 septembre 2006
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08:23
"Ouais d'accord... mais je préviens : je ne la fais pas tard..." En même temps que je lache ces mots, je sais que le marchand de sommeil attendra pour m'expédier, dans une douce poignée de sable, vers l'univers infiniment grand des rêves...
Et pour cause !
Araignée de mer décortiquée, émulsion coraillée. Homard de Bretagne coco/curry. Volaille de Bresse. Baba au rhum. Je n'ai pas encore tout-à-fait atterri de ce voyage au plaza... que dis-je ! je suis encore dans les turbulences de l'espace intemporel du deux-mille-un Montrachet et du mille-neuf-cent-vingt-et-un bas armagnac que déjà, sous la houlette de Geoffroy, maître des cérémonies en titre, je me laisse embarquer à quelques encablures de là, à la rencontre d'une silhouhette que je ne connais que trop...
Anatole !
L'équation ne souffre guère alors d'inconnues : Geoffroy et Anatole, rue de Ponthieu... le Mathis bar ! Je sais aussi combien les "Mais à minuit on est parti, Guillaume !" de Geoffroy valent toujours pour ceux du lendemain... surtout lorsqu'il est déjà une heure !
Par nelcag
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Samedi 16 septembre 2006
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14:35
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Jeudi 14 septembre 2006
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Mercredi 13 septembre 2006
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14:18
Il arrive parfois que mes plus proches me demandent : "mais Guillaume... pourquoi n'as-tu que des chemises bleues dans ton placard ?!"
Et bien voilà la réponse : parce que c'est la chemise bleue qui passe le mieux à la télé... et le fait est qu'il faut toujours être prêt à passer à la télé !
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Dimanche 10 septembre 2006
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10:26
Franchement... je ne partais pas avec l'idée que les plagistes de Valencia soient très réceptifs au message... Mais qu'importe : "l'apathie du valencien n'empêche pas le pèlerin !"
C'est donc muni de mes tongs, rouge et bleue, frappées du logo au chêne, que j'ai arpenté, une matinée durant, sous un soleil écrasant, la plage du Sidi-Saler... Tel un vendeur de chouchous, j'ai proposé à qui voulait l'entendre les idées du mouvement pour lutter contre les délocalisations et pour la sauvegarde du savoir-faire français...
Après-tout, mes tongs made in China valent bien ça !
Cruelle déception... Si peu avant douze heures la plage dans son entier était ciglée UMP, aucun débat d'idées n'a pu s'instaurer... Pas même avec cet autochtone venu me demander "Que quiere decir UMP ?!"
Et ce n'est pas tout ! Il a suffit d'un coup de vent pour faire tout disparaître... Mais qu'à cela ne tienne : "le vent du matin ne décourage pas le pèlerin !"
Par nelcag
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Jeudi 7 septembre 2006
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00:36
La nuit tombe sur Séville comme s'abat la cape sur le taureau : brusquement mais avec élégance !
Il est alors temps pour nous de quitter notre hôtel du Munioz-y-Pavon et de rejoindre un de ces petits endroits que seul mon cousin Fred sait dénicher... Crochet par la plazza Pilatos qui grouille, à cette heure, de Sévillanos libérés de la chaleur du jour et de touristes en quête d'underground... Nous nous posons alors dans une bodega de Santa-Cruz ; nous ne la quitterons qu'après un premier puis un deuxième et enfin un trosième tinto de verano...
Il est alors temps de s'alimenter un peu plus que de liquides... La Monumentale fera affaire !
Quelques taleguillas, revuelto de chorizo, pan con ventresca atul... et voilà que nous sommes à quelques minutes du basculement d'un jour à l'autre !
Il faut bouger... Calle Pedro Parias, plazza Nueva, calle Badajoz... Fred se perd dans le plan, et nous perd par la même occasion !
Diantre... comment décrire cette lumière orangeâtre qui embrasse toute la ville ? Arrêtons-nous quelques instants pour se laisser complètement saisir...
C'est alors qu'un son lointain vient déflorer cet instant d'éternité andalous... Tel le petit poucet, mais sans ses cailloux, nous remontons alors peu à peu jusqu'à la calle Leviès.
La vétuste porte rouge sang fait planer un doute... un doute vite dissipé par la chaleur qui s'échappe du coeur même de l'endroit. Qu'on se le dise : nous sommes devant l'un des temples du flamenco !
Chant des errants qui n'ont pas de frontières, nous nous y donnerons comme dans une ardente prière... celle de la nuit des gitans !
Par nelcag
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Mardi 5 septembre 2006
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16:08
Quand l'orient s'accouple à l'occident, dans un ultime baiser, cela donne... Séville !
C'est par le vol VY3000 que nous avons quitté, ce matin, Valencia pour gagner celle que les espagnols surnomment : la ciudad de faralaes.
Séville vient de l'arabe eshbilia. Sans vouloir faire non plus du wikipédia.com, il n'est pas inutile de rappeler ici qu'au lendemain des invasions musulmanes de l'Espagne, en sept-cent-onze après Jésus Christ, cette terre fut constituée en émirat puis en Califat, sous l'influence des Omeyyade de Cordoue... Mais qu'importe puique quels que soient les siecles et les cultures, les racines et les peuples : c'est ici que bat le coeur de l'Andalousie !
El Andalouz... Andalousia...
Hum...
Combien ont-ils chanté ses charmes ?! Combien ont-ils croqué sa pureté ?! Combien ont-ils rêvé de ses délices ?!
Et pour cause... C'est ici que cohabitent des trésors de l'époque romaine, arabe et de la Renaissance ; des trésors dont recèle précisément Séville... Autant d'églises et de palais, autant de petites ruelles sinueuses et de places surplombées de balcons en fer forgé... autant de beautés que nous avons eu de cesse de caresser durant toute cette première journée.
Voila pour le glamour de la carte postale. Car pour ce qui est de son underground, c'est... comment dire ?!
Par nelcag
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Dimanche 3 septembre 2006
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19:15
Lorsque le vol VY7013 s'est posé, vendredi, à dix-heures trente précises, sur le tarmac de l'aeropuerto di Valencia, trois-cent-vingt-heures ont commencé un égrainement à rebours.
Trois-cent-vingt-heures auprès de mon cousin Fred et de sa toujours aussi exquise épouse, Lucia...
Trois-cent-vingt-heures loin des bruits de la vie et de la rue parisienne...
Trois-cent-vingt-heures pour respecter ce commandement de la Madonne : « Forget your problems, administration, bills... »
Les premières de celles-ci furent marquées par l'innocente agitation de la tribu de nos cousins Jean-Michel et Stéphanie venus, eux-aussi, butiner, le temps d'un week-end, una pausa encantadora... L'occcasion pour Agathe, Timothé et Mathieu de profiter, jusqu'au dernier souffle, de leurs vacances...
Des vacances qui ne font pour moi que commencer !
Par nelcag
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